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Jean Hotègni KOUTON évoque les sources des problèmes auxquels sont confrontés certains hommes politiques Béninoi

SITUATION SOCIO-POLITIQUE AU BENIN : Jean Hotègni KOUTON évoque les sources des problèmes auxquels sont confrontés certains hommes politiques Béninois

Aujourd’hui beaucoup ignore la provenance des problèmes auquels sont confrontés certains hommes politiques sans faire recours à l’histoire. En ce qui me concerne en tant que fils de Porto-Novo; je renvois nos pensées sur le fondement même de l’histoire de Porto-Novo( la terre des Aïnonvis) la ville aux trois noms  (AJASHE; HOGBONOU; PORTO-NOVO) Chaque peuple a une histoire c’est une identité.

“Ajashè”     création d’Ajashè

 Vers la fin du XVème siècle, le prince Yoruba ANATA, fils de OBAGANDJOU souverain d’Oyo (actuel Nigéria), assisté de ses deux frères Akakpo et Ogbon, dirigea une migration des Yorouba d’Oyo vers l’Ouest. Ces derniers échouèrent sur les rives de l’actuelle lagune de Porto-Novo, un obstacle infranchissable. Après consultation du Fa, Anata déclara : « Adja Achègoun ôta, ibi di ilé », ce qui signifie « Nous nous sommes battus, nous avons vaincu les obstacles, cet endroit devient notre demeure. ». D’où le nom de « Adjachè-Ilé », c’est-à-dire « patrie des victorieux », donné au royaume qui fut ainsi créé.                                                  Comprenez donc que celui qui doute par ce qu’il ne connait pas les raisons de sa crédibilité est un  ignorant… En face du peuple victorieux les grandes décisions d’homme vertu d’éthique et de bonne moeurs s’imposent. Une ville comme la notre bassée sur un certains nombres de sacrifices exige beaucoup de respects à ses gouvernants dans la prise de décision. On ne peut pas la gérée comme un patrimoine privé…      “Hogbonou”.

  Le royaume de Hogbonou

Au XVIIe siècle, Tê-Agbanlin, fils du roi Kokpon d’Allada, quitta le royaume de son père, suite à une querelle de succession avec ses frères. Avec sa famille et ses compagnons, il arriva sur les rives de la lagune de Porto-Novo où il demande l’hospitalité Tê-Agbanlin découpa alors la peau d’antilope en fine lanière qu’il relia bout à bout afin d’encercler un vaste domaine autour d’Akron qu’il baptisa « Hogbonou », c’est-à-dire « l’entrée de la grande Maison ».

 Donc gerer une grande maison sans connaître les fondamentaux d’une bonne gouvernance en terme de prise de décision salutaire conduira surement à une conséquence très lourde comme ce que subit certains leaders politiques de Porto-Novo aujourd’hui….

 “Porto-Novo”.                                    

Les Portugais s’établirent ainsi dans la cité de Hogbonou que l’un deux, le navigateur Eucharistus de Campos, baptisera en 1752 Porto-Novo (Puerto Nuevo), en raison de sa ressemblance avec la ville portugaise de Porto. Selon une autre thèse, le nom Porto-Novo (Puerto Nuevo) traduit l’expression « Nouveau Port » en raison de la fonction de port que jouait alors la cité                        En raison de

 cette valeur qu’incarne cette ville sacrée… Comprenez donc que  vous ne devez plus continuer par marginaliser ce peuple que vous aviez eu l’opportunité de réprésenter ou de le diriger… Car “Aïnon” exprime la terre de nos aïeux… La terre sacrée et exigente… Cette démonstration mysterieuses de nos ancêtres doit vous moralisez et dominer vos passions et interêts personnels. Maintenant que vous aviez compris la source de vos problèmes vous pouvez tirer leçon de vos échecs politiques… Et ça doit servir de leçons pour d’autres..

Jean Hotègni KOUTON

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