Economie

Projet de loi de finances 2020 en hausse de 109,367 milliards F CFA par rapport à 2019 : 1986 milliards F.CFA, encore des pluies de milliards à gaspiller en 2020 tandis que le peuple cherche sa survie

Projet de loi de finances 2020 en hausse de 109,367 milliards F CFA par rapport à 2019 : 1986 milliards F.CFA, encore des pluies de milliards à gaspiller en 2020 tandis que le peuple cherche sa survie

 

Le gouvernement de Patrice Talon a récemment rendu public son projet de loi de finances exercice 2020 qui se chiffre à 1986,910 milliards F CFA, soit une hausse de 109,367 milliards F CFA par rapport à l’année 2019. En valeur relative, cela correspond à un taux d’accroissement de 5,8%. Le Bénin s’attend à un taux de croissance de 7,6 %, un déficit budgétaire de l’ordre de 1,8 % du Produit intérieur brut et un taux d’inflation maîtrisé. En faisant le ratio du budget sur le nombre de jours de l’année, il est clair qu’en moyenne, le gouvernement injectera au moins 5,44 milliards de francs dans l’économie nationale.

Par Gilbert MAKOU

Encore des pluies de milliards pour quel usage ? Que voit-on du niveau de vie du béninois lambda? Et le peuple dans tout ça ? Le peuple continuera à subir le viol répétitif de ses mille espoirs et mille rêves qu’il n’a jamais cessé de caresser depuis un 06 avril 2016, le jour de son humiliation, de son malheur, de sa marginalisation. Le peuple, traumatisé, vague entre violence contenue et soumission et qui assiste à la confiscation de sa liberté d’élire des leaders incapables de l’orienter vers un futur plus serein. « Goûter à sa propre sueur », travailler à polir sa pauvreté, la rendre belle, tel doit être le sens de notre combat. Non pas dans une fatalité suicidaire comme nous le faisons, qui consiste à répéter systématiquement ‘’ça va aller’’ ou ‘’ailleurs c’est pire’’ pendant que visiblement rien ne va.

La réalité aujourd’hui est que les Béninois piaffent aussi d’impatience pour le mieux-être auquel ils ont droit et qui leur a été promis. Et l’on a l’impression que le pays est dans l’impasse, car c’est le fonds qui manque le plus ! Les uns travaillent pour un salaire inférieur à celui de l’esclave d’autrefois. Les autres ne bénéficient même pas du strict minimum pour leur survie. La misère a noyé leurs ambitions, la pauvreté a fait d’eux des sans espoir, des sans-abris et des produits politiques. Mais tout cela, ils le vivent et le savent. Mais s’interrogent-ils sur leur situation ? Que me réserve l’avenir ? Y a-t-il de l’espoir ?

Elu avec plus de 65%, le président Patrice Talon se doit désormais se défaire de la vie prestigieuse pour faire face à la réalité quotidienne des Béninois. Notamment le faible salaire, les maladies endémiques, l’école catastrophique, le panier vide de la ménagère, la grande et la petite corruption, la gabegie et l’autosatisfaction inutile, l’incohérence et l’inaction en un mot le laisser-aller érigé en mode de gestion par et pour le clan d’abord.

Patrice Talon se doit de se mettre au diapason de la réalité qui lui a permis de franchir les portes du palais de la marina. Pour se faire, après une période d’hibernation, de mensonge grotesque, de gaspillage tout azimut des biens de l’Etat, l’heure doit arriver à penser au peuple meurtri. Il s’agira alors d’utiliser à bon escient les faibles revenus de notre nation en ne les dilapidant pas pour un quelconque salaire des ministres, des préfets, des DG et bien d’autres. Tandis que le pauvre enseignant trimballe dans la rue pour chercher sa survie. Il serait donc souhaitable qu’un bon usage se fasse de ces pluies de milliards de la patrie et non du clan.

Le salut libérateur de la jeunesse béninoise ne viendra pas des palais. Peuple des exclus, 2020 et 2021 annoncent une opportunité historique. Saisissez-là, Saisissez-là, Saisissez-là… bon enfin, s’il nous laisse voter bien sûr.

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