Politique

Dialogue politique avec 08 partis politiques triés sur le volet: Théophile Yarou, Paul Hounkpè et Issifou Amadou, les alliés de Talon tapis dans l’opposition

(C’est la suite d’une vaste comédie qui se déploie. Yarou-Hounkpè-Issifou, attachez vos ceintures plus dure sera la désillusion)

Les combines de Patrice Talon, aux antipodes de ses principes galvaudés de gouvernance sobre et vertueuse sont chaque jour plus scandaleusement révoltantes encore aux yeux d’une population de plus en plus frustrée, indignée. Il y a quelques jours dans une de mes analyses, je disais à qui veut l’entendre que “les alliés de Patrice Talon sont tapis dans l’opposition”. Difficile d’affirmer le contraire aujourd’hui. Les agissements de Théophile Yarou, Paul Hounkpè et Issifou Amadou m’ont, tout de suite, conforté dans mon analyse comme quoi nous sommes en face d’une vaste comédie qui se déploie et nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Par Gilbert MAKOU

Patrice Talon sait bien manœuvrer les esprits faibles pour ses intérêts et une fois encore, ça n’a pas raté avec le trio Théophile Yarou, Paul Hounkpè et Issifou Amadou. Aujourd’hui, la stratégie est d’instrumentaliser une bonne partie des leaders de l’opposition pour imposer la volonté du pouvoir. Au moment où les citoyens, donc les électeurs, s’inquiètent de leur survie, une certaine classe politique est aveuglée par un dialogue avec le président-politicien, unique sujet d’importance, à leurs yeux pour participer et se faire élire au prochain scrutin.

Savez-vous pourquoi un dialogue national annoncé depuis cinq mois au Bénin, que ce soit maintenant que ce dernier est convoqué ? C’est le fait que certains dans le parti FCBE aient joué le jeu du pouvoir et obtenir le fameux récépissé qui les pousse à aller à une seconde étape où le parti FCBE sera le plus grand perdant car attendez-vous qu’on vous dise que c’est la loi de la majorité qui prime ! Savez-vous que le récépissé délivré au parti FCBE fait l’objet de présentation dans les chancelleries pour montrer que le pouvoir est dans la voie de la résolution de la crise électorale ?

Certains doivent ouvrir les yeux pour ne pas se faire prendre dans les distractions de la rupture. Le président de la République sait très bien ce qu’il faut faire pour ramener la paix au pays. Il y a eu un dialogue national au Burkina Faso il y a moins de deux mois. Au cours de ce dialogue, nous avons eu un nombre égal de participant du côté du pouvoir et du côté de l’opposition en plus de la participation de certaines autorités morales. Au Sénégal, le président Macky SALL gracie son plus farouche opposition, au Cameroun, le président Paul BIYA gracie plus de 300 prisonniers politiques. Voilà par exemple qui veulent de la paix dans leur pays. Ici on nous invite à un dialogue où des protagonistes à la crise sont écartés et vous croyez qu’à la fin le problème sera résolu ? La rupture imposera des choses et on dira que c’est une décision issue du dialogue national. Et le forcing va continuer.

Le timing est trop parfait. FCBE obtient son récépissé dans des conditions douteuses et hop le dialogue politique est programmé sans inviter les autres partis de l’opposition constitué dans la résistance. Quel poids peut avoir FCBE seul devant 7 partis de la mouvance ? Finalement le récépissé ne sera plus pour pouvoir aller aux élections mais pour cautionner et valider l’assemblée nationale monocolore ! La participation du Parti FCBE devrait se faire dans le cadre de la résistance !!!

Qu’il travaille et que l’opposition s’oppose ! Si, chemin faisant, il trouve nécessaire de dialoguer, de vraiment dialoguer avec l’opposition sur des questions d’intérêt national, il invite ses différentes composantes avec respect, en leur envoyant leurs cartes d’invitation accompagnées des termes de référence et en précisant le sort qui sera réservé aux éventuelles conclusions, sans calculs politiciens. Les uns peuvent être d’accord sur tout, d’autres avoir des amendements ou des propositions nouvelles à faire. Si tout le monde n’est guidé que par l’intérêt supérieur de la Nation, le consensus ne devrait poser aucun problème. C’est cela le dialogue, bien différent du cinéma qui s’observe actuellement.

Malheureusement, la soif excessive du pouvoir ne s’accommode pas d’une certaine lucidité permettant de ressentir les pulsions de la société. Les politiques sont incapables de voir dans le citoyen autre qu’un gibier électoral. Au fond, pour chacun de ces acteurs politiques, le dialogue répond à une seule question : comment se faire élire au prochain scrutin ? La majorité au pouvoir, à l’image du corbeau, cherche à conserver le fromage, pendant que les traites de l’opposition-renard rodent autour pour le lui subtiliser. Le peuple, lui, reste l’éternel fromage, condamné à finir dans le bec de l’un ou la gueule de l’autre.

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