Société/Culture

Congo : Brazzaville à l’épreuve de l’eau

Congo : Brazzaville à l’épreuve de l’eau

Serge Patrick MANKOU avec correspondant à Brazzaville

Des infrastructures détruites, des populations sans abris,… Quoiqu’elles n’aient pas encore fait de victimes humaines, les pluies de ces derniers temps sont particulièrement impitoyables vis-à-vis du Congo-Brazzaville.

La route de la corniche qui jouxte le fleuve Congo, à Brazzaville a perdu jeudi, une partie de son trottoir. Une mauvaise nouvelle, pour une infrastructure inaugurée il y a trois ans. Les pluies diluviennes qui s’abattent sur la capitale sont passées par là. Les populations sont sous le choc.

‘‘De nos jours, c’est le site le plus fréquenté à Brazzaville. Beaucoup de gens viennent ici étant donné que les dimanches, on ferme cette route pour le tourisme. Que cet effondrement arrive, ça ne nous arrange pas’‘, déplore Armel Loubahou, chauffeur taxi .

Depuis octobre, début de la grande saison des pluies au Congo, Brazzaville a les pieds dans l’eau. Au quotidien, les populations sont exposées aux inondations et autres ensablements du fait des pluies torrentielles. Nombre d’entre elles sont obligées de fuir leurs habitations. Celles qui résistent encore, peinent à trouver des mots pour décrire leur calvaire.

‘‘Là, dans notre quartier quand il y a la pluie les maisons s’écroulent, il y a du n’importe quoi, du sable partout’‘, déplore Pavel Bouya, habitant de Talangaï, un quartier au Nord de Brazzaville.

De l’avis des habitants de la capitale congolaise, jamais leur ville n’avait connu pareille situation. L’index accusateur est pointé vers les changements climatiques. Mais face à l’ampleur du drame, des Brazzavillois sollicitent l’action de l‘État. Ceux qui croient appellent à la prière.

‘‘S’il y a des ingénieurs au Congo, que tout le monde vienne pour pouvoir relever ce défi. Sinon ca commence à étonner : des maisons qui se sont ensablées. Ca fait peur aux Congolais. Nous voulons que les Congolais gardent leur calme. Que ceux qui prient le fassent parce qu’on n’a jamais vu ce genre de phénomènes dans notre pays.’‘ , souligne, Alain Mbissa, habitant de Ngambio la Base, quartier du sud de la capitale congolaise.

Le gouvernement congolais, avec l’appui des agences humanitaires, tente de secourir au moins 180.000 personnes sinistrées des inondations le long du fleuve Congo et de la rivière Oubangui (nord).

À Brazzaville, les regards sont de plus en plus dirigés vers le ciel. Désormais, ici, la seule présence des nuages noirs effraie.

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